Le week-end dernier, nous étions de retour sur la plaine du Dour Festival pour sa 36e édition, qui s’est déroulée du 15 au 19 juillet 2026. Nous étions présents pour le jeudi et le vendredi du festival, on vous fait un récap sur l’événement, en vous donnant nos coups de cœur ainsi que nos déceptions sur la programmation bass et hard music du festival.
Retour sur la programmation

Bien qu’un peu timide en bass et hard music comparée à d’autres années, la programmation du Dour Festival 2026 était excellente sur le papier. Une diversité assurée et complète entre musique électronique et musiques actuelles, et pour ce qui nous intéresse, quelques actes immanquables en termes de drum & bass, dubstep, hardcore et tekno. On pouvait y retrouver entre autres Apashe, Pendulum, Hamdi, Rudim3ntal, Coki feat Sgt Pokes, Sammy Virji, Goldie, Sköne, Maissouille B2B Radium ou encore Funk Tribu. Voici ce que nous avons eu l’opportunité de voir et ce que nous en avons pensé. Mais avant ça, on vous fait un retour sur le site du festival.
Les scènes bien agencées et un site toujours aussi fluide et facile
Une chose est sûre, même si le site a clairement un peu moins d’authenticité que le site historique de la plaine de la machine à feu, on voit que le festival est bien rodé. L’agencement des scènes est bien pensé et fluide pour les spectateurs. Même pendant le flux de passage des grosses têtes d’affiches sur la scène principale (qui ramène plus de monde), cela circule bien et tout est fait pour éviter les mouvements de foule. La plupart des zones sont très espacées et en même temps, on est assez vite d’un point à l’autre du site. Et franchement, c’est plus qu’appréciable pour aller d’une scène à l’autre rapidement : The Last Arena, De Balzaal, Boombox, La Petite Maison dans la Prairie, la Dub Corner, L’Atelier et la Jupiler Stage. En termes de décors sur les scènes, on est tout de même sur du basique à Dour. Heureusement, les scénographies lumières sont excellentes, surtout celles de nuit qui viennent rattraper le manquement, parfois un peu léger, de celles en après-midi pour les scènes extérieures.




Les sets coup de cœur
LESSSS
Un très bon set pour l’artiste montante de la scène techno française. Lessss Avec, comme à son habitude, une sélection dynamique, rapide et très hybride dans tous les sous-genres de musique rave, techno et hard music. Malheureusement, l’horaire était assez tôt et le manque de monde s’est fait ressentir avec une scénographie lumière limitée en journée pour la scène De Balzaal.
Vald, Vladimir Cauchemar & Todiefor
Petite parenthèse en dehors de l’underground. Un projet, certes très populaire des trois artistes Vald, Vladimir Cauchemar & Todiefor, mais tout de même très festif, fédérateur et avec une ambiance de folie. Belle surprise avec un frapcore original qui a le mérite d’être proposé sur la scène Last Arena.
Sköne
Avec certes peu d’objectivité étant vraiment fan de sa musique, Sköne a donné à Dour une prestation incroyable, haute en couleur et en énergie progressive comme il sait si bien le faire. Dans le chapiteau de la scène Boombox bien remplie, les kicks se sont enchainés et accélérés pour monter en puissance, frôlant la perfection pour l’un des seuls sets tekno du week-end.
Maissouille B2B Maissouille
Le set hardcore du festival. Et clairement, c’était à ne pas manquer. Les deux pionniers du frenchcore Maissouille & Radium ont enchainés les tracks sans relâche pendant 1h30 pour un B2B d’anthologie. Un mix oscillant entre nostalgie, classiques et nouveautés dans une ambiance de fin de soirée toujours bien énergique. C’était pour nous un sans-faute.
APASHE
Quel plaisir de voir un artiste comme Apashe mis autant en avant dans un festival comme Dour. Il est certes très connu à l’heure actuelle, bien au-delà de la bass music underground… Mais il est tout de même rare de voir ce genre d’artiste faire le closing de la scène principale du festival et de la remplir à ce point-là. Et la scénographie a suivi pour accueillir l’artiste avec son orchestre. Un show parfaitement calibré, progressif et qui vous plonge dans son univers du début à la fin. Seule déception ? L’heure du show est passée bien trop vite.
Nos déceptions
L’une de nos seules déceptions, c’est le manque de propositions en termes de bass et hard music, d’habitude plus fournies et plus diversifiées au festival de Dour. Alors oui, sur 5 jours, il y avait des légendes de la drum & bass tels que Rudim3ntal, Goldie ou encore Pendulum. Mais on sent que le festival oriente davantage sa programmation électronique vers la tendance et la techno. C’est également dommage de moins mettre de tournante entre les scènes car cette année la scène De Balzaal était quasi uniquement axée sur la techno alors qu’elle aussi incroyable avec d’autres styles, comme l’année passée avec Hedex ou Svdden Death. Même si on comprend bien que c’est aussi en fonction de la capacité des scènes et de l’affluence des artistes programmé·es.
Dour 2026, la conclusion
Dour en 2026, c’était pas moins de 220.000 festivalier·ère·x·s sur les 5 jours de festival. Un chiffre un peu en baisse par rapport à l’année passée. Bien que nous ayons plus qu’apprécié nos deux jours, nous repartons avec le sentiment que le festival doit renouer avec son identité qui a fait sa force autrefois. Oser imposer des choix de programmation éclectique, alternatif et à nouveau sortir son épingle du jeu. Jeu qui est, comparé à quelques années, énormément saturé en Belgique entre tous les festivals, événements de musique électronique, même en ne prenant que le mois de juillet. Mais ce qui fait sa force avant tout, c’est l’ambiance sur place grâce festivalier·ère·x·s. Les gens sont là pour faire la fête, dans la bonne humeur, devant du bon son, et ça, ça se transmet toujours autant en 2026. Le tout dans un festival bien organisé qui se repose sur son expérience de plus de 30 ans en essayant de continuer à se renouveler. Dans tous les cas, nous retournerons à Dour et nous avons hâte de voir de quoi sera faite la prochaine édition en 2027.


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Crédits d’image: @tomjacomelli, @kianymoykens, @prawnnss.
