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Élitisme social de l’art

Miniature - Coup de gueule - élitisme social de l’art

Crédits d’image: Vhils, Jan van Eyck – Royal Museum of Fine Arts Antwerp, Jean-Christophe BENOIST, Diego Vélasquez — The Prado in Google Earth : Accueil – 7e niveau de zoom, Vincent van Gogh — The Yorck Project (2002), Franceinfo.

1. Définitions personnelles

  1. L’art en général
    Dans ”définition personnelle”, il y a le “personnelle” qui a toute son importance. En effet, l’art est selon moi, dans tout un chacun, créé par tout le monde et pour tous. Je m’explique, tout le monde réfléchit et ressent des émotions, c’est un fait. L’Art avec un grand A est pour moi, la libération de ces émotions et leur transmission à d’autres à travers une réalisation ou une démarche.
  2. Les classes sociales
    Les classes sociales ont, certes, évolué depuis le début de l’humanité, mais seront toujours dominées par deux facteurs, ceux qui croient en une différence en les êtres et les autres. Malheureusement, ce sont les premiers qui gagnent encore à l’heure actuelle. Donc aujourd’hui, nous constatons (très synthétiquement) que nous sommes régis par 3 classes distinctes: la classe dominante, les élites ; la classe moyenne ; les plus démunis. Dans la société actuelle, c’est la classe dominante qui a un accès à l’art “noble” et les deux autres aux arts “de la rue, vandalisme, …”. Comment pouvons-nous laisser grandir ce genre de croyance en sachant que ces deux formes d’art sont liées et n’ont guère de différences réelles ? On va en discuter, ou plutôt, je vais vous donner mon avis.

Nous pourrons donc partir de ce principe dans cet article afin de vous présenter un avis tranché sur la question de l’art en rapport avec les différentes classes sociales.

2. Pourquoi l’art est synonyme de richesse

Les débuts des artistes

Au début de l’histoire de l’art telle qu’on la connaît, on parle souvent de grands artistes qui ont percé dans ce milieu compliqué. On les rapproche d’un milieu très élitiste. Jan Van Eyck, Michel-Ange, Vélasquez et tant d’autres ont commencé leur carrière en peignant/sculptant des Rois, Reines, Divinités et autres “Grandes” personnes. Tout cela est le résultat d’une appropriation des élites à l’art en général. 

Ces artistes, aussi talentueux soient-ils, ont été rapportés aux grandes noblesses depuis la nuit des temps, grâce à leur talent, mais malheureusement, n’ont jamais eu la créativité nécessaire pour faire changer les choses. Leurs techniques étant absolument parfaites, révélatrices et novatrices, ils n’avaient ni les moyens, ni les avancées, pour peindre autre chose que des commandes. 

Ce fait, non isolé, apprend à toute une ère que l’art se paie et que seuls les riches peuvent prétendre y avoir accès. De par l’achat d’œuvres, la revente et non la création. À cette époque, l’art n’est que représentation parfaite et illusoire d’un certain gratin de personnes.

Dans un temps plus présent, on remarque que, bien souvent, les artistes deviennent célèbres bien après leur mort. C’est bien connu, Vincent Van Gogh était, qu’on se le dise, complètement fou et n’attirait guère les regards sur ses toiles. Pourtant, plusieurs années après sa mort, il a été considéré comme précurseur d’un mouvement entier dans l’histoire de l’art.

Vincent van gogh – Une soirée d’été en ville

C’est de là, pour moi, que l’art doit se démocratiser et révéler un tas de talent, de leur vivant.

Le prix des œuvres

En outre, la noblesse qui payait les artistes pour des représentations, nous avons matière à discuter du prix de certaines œuvres. Parfois exorbitant pour tout un chacun, comme “Trois études de Lucian Freud” de Francis Bacon,  vendu pour 142,4 millions de dollars en 2013. Il réussit, de son cercueil, à vendre l’œuvre la plus chère d’une décennie. Ce prix s’explique, non pas par le talent d’un artiste (bien que Francis Bacon est très haut dans l’échelle de la réussite artistique, on vous en parle plus tard), mais par la perception de la population sur quelque chose d’inestimable. En effet, une œuvre garde une valeur qui est impossible à mesurer objectivement. Ce pourquoi les acheteurs montent les enchères jusqu’à des sommes astronomiques. Nous parlons ici des élites, qui s’approprient une forme de “synonyme de discussion ».

Francis Bacon - Vente Trois études de Lucian Freud
Francis Bacon – Vente Trois études de Lucian Freud

3. Pourquoi ce n’est pas légitime

Comme je vous le raconte plus haut, l’art se monétise par l’intérêt du public. Heureusement, aucune forme d’art ne peut valoir plus qu’une autre, tout comme aucun tableau ne peut, objectivement, valoir plus qu’un autre. Là est toute la bêtise humaine, selon moi, de souhaiter s’approprier quelque chose à tout prix sans pouvoir en évaluer quoi que ce soit de concret. 

Un autre facteur à prendre en compte est clairement la notoriété de l’artiste. En effet, si un artiste est de notoriété grandissante ou accompli, l’évaluation du prix de ses œuvres sera différente. 

Pour conclure ce point, on voit clairement que dans l’art, c’est l’humain qui prime, comme dans beaucoup d’autres domaines et non la réalisation ou la démarche.

4. Inverser la tendance

Pour réussir à démocratiser l’art en général, il faudrait remettre les bases. Si vous n’avez pas lu le point 1 de cet article, il est temps de le faire, car c’est de là que tout va découler. Afin de rendre l’art accessible à tous, nous devons prendre conscience que l’art est tout et réalisé par tout le monde! De cette façon, la vision que nous aurons sur une œuvre sera portée dans son intégralité. Arrêtons de différencier et de ségréger ce qui n’est possible. Tout le monde à quelque chose à dire, intéressant ou non, de ce principe découle la création. Tout le monde n’en est pas capable, mais certains arriveront à transmettre des émotions ou un ressenti à travers une création ou une démarche, c’est ce qu’on appelle l’art. 

Alors regardez autour de vous, voyez les petites choses que certains arrivent à vous transmettre et voyez-les au même niveau que ce qu’on appelle les grandes choses des artistes reconnus.

Crédits d’image: Vhils, Jan van Eyck – Royal Museum of Fine Arts Antwerp, Jean-Christophe BENOIST, Diego Vélasquez — The Prado in Google Earth : Accueil – 7e niveau de zoom, Vincent van Gogh — The Yorck Project (2002), Franceinfo.

Juste pour info

Nous n’avons pas la science infuse, tous les articles sont issus d’un avis personnel.

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