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Analyse sur le statut d’artiste en Belgique

Miniature - Analyse sur le statut d'artiste en Belgique

Crédits d’image: Adobe Stock.

Être artiste, toute une histoire. 

On a souvent cette impression que les artistes sont une tranche de travailleurs à part, qui vivent sans doute selon d’autres règles et peut-être même qu’il n’existe pas ou peu de réglementation pour eux. Et bien, il n’en est rien, il n’existe pas de statut d’artiste et le peu de solutions qui s’offrent à eux sont d’une complexité administrative indescriptible, mais nous resterons sur le statut en tant que tel aujourd’hui. Les artistes peuvent être soit travailleurs salariés, soit indépendant, à condition de pouvoir prouver que ses prestations artistiques ne sont pas réalisées sous un système socio-économique semblable à un contrat standard employeur-employé

Mais si l’on se penche sur la vie professionnelle d’un artiste, le profil est un petit peu plus atypique, sa rémunération ne prend généralement pas en compte les heures de préparation, d’entraînement et de démarche nécessaire pour la prestation. Leurs conditions de travail sont parfois précaires et dépendent de facteurs tels que la météo et les aléas politiques. Ils exercent différentes activités artistiques, ont une multiplicité d’employeurs ou de commanditaires, leurs revenus sont irréguliers et aléatoires. Du fait de cette situation, l’artiste a du mal à se placer dans une structure légale existante.

Toutes ces variations indépendantes de la volonté du prestataire ne donnent pas accès à une sécurité salariale et cela impacte directement les rentrées d’argent, l’accès au chômage et à une pension décente

Dans cette période plutôt triste pour le monde de la culture, on entrevoit tout de même un espoir de changement statutaire.

Pierre-Yves Dermagne, notre ministre de l’Emploi et du Travail, annonce une réforme du statut d’artiste aux alentours de Pâques (2021). 

Suite à la situation sanitaire et surtout sociale actuelle, certains de nos ministres se sont rendu compte que le secteur culturel avait bien morflé et que beaucoup d’artistes n’ont pas de sécurité sociale suffisante. Il entend travailler sur quatre axes :

  • une réelle protection sociale ;
  • l’accès au statut d’artiste ;
  • la revalorisation du montant des allocations ;
  • contrôler la disponibilité des artistes sur le marché du travail. 

Dans le but de réfléchir aux spécificités liées à ce nouveau statut d’artiste, l’interrogation se pose sur l’organisme qui sera en charge de ce travail, actuellement l’ONEM est en bonne position pour jouer ce rôle. Mais peut-être serait-il judicieux de créer un nouvel organisme, d’une part pour dissocier le statut d’artiste de celui du chômeur et d’autre part pour y intégrer des gens du milieu, qui sont le plus à même de relever les difficultés auxquelles sont confrontés les artistes. 

J’ai espoir que cette réforme facilite l’expression de son art comme mode de vie, car ne l’oublions pas, l’art, c’est la vie. Espérons que les politiques se rendent compte de l’importance de la culture et en fassent une priorité, tant par une reconnaissance légale que par la réouverture des lieux d’expressions. 

Crédits d’image: Adobe Stock.

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