Le 14 février dernier, jour de la Saint-Valentin, Drum & Beer organisait sa première soirée à la Fabriek. Avec une line-up internationale, du son de qualité et une ambiance au top. Retour sur une soirée mémorable.
Drum & Beer, un collectif déjà bien implanté dans la scène Bass bruxelloise
NesiaAvant notre récap de la soirée, présentons d’abord l’organisation : Drum & Beer. Il s’agit d’un collectif fondé sous l’impulsion de Cellarman, après avoir rencontré Mego, BenOneShot, Sisley, Whyam’me, Nesia et Seka lors d’une soirée Chill2Chill à Tour & Taxis en 2021.
Le principe est simple : écouter du bon son, dans des lieux festifs de la capitale, le tout accompagné d’une (ou plusieurs) bières locales.
C’est avec ce concept qu’au fil des années, Drum & Beer s’est construit une renommée dans le paysage DnB et Bass bruxellois. Le collectif a organisé une trentaine d’événements, invitant des artistes reconnus tels que SOLA, System D, Hiraeth, Cedex & Higher Underground, Haracan, +Battery-, Speedwagon…
Une première à la Fabriek, avec une line-up internationale
Cette fois, Drum & Beer avait décidé de voir plus grand et avait concocté une line-up neurofunk ambitieuse. Avec Zardonic, Magnetude, mais aussi James Marvel.
Cette très belle programmation était étoffée par la présence d’Aethra, Whyam’me, et le Drum & Beer Crew, représenté par Cellarman, Initial et Seka.
C’était aussi la première fois que Drum & Beer investissait La Fabriek, fournaise de la vie nocturne et artistique bruxelloise, à la capacité de 350 personnes.

“No Neuro, No Love !” : notre récit de la soirée
Impatients d’écouter de la Drum & Bass en cette soirée de la St-Valentin, nous arrivons à la Fabriek sur le coup de 23h30. La salle est déjà bien remplie et l’ambiance au rendez-vous. Nous profitons de la fin du set d’Aethra, dont vous avez peut-être entendu parler à l’époque sous le nom de Skankage.
Nom bien connu de la scène drum & bass belge, James Marvel s’empare ensuite des platines – accompagné de l’incontournable MC Mota. Le DJ et producteur bruxellois, actif depuis 2010, s’est construit une solide réputation avec ses morceaux “Way Of The Warrior”, “Dominator” et “Face Of The Earth” ; mais aussi ses passages à Rampage, Tomorrowland, Dour, ou encore Pukkelpop. Il nous gratifie d’un set entièrement maîtrisé, influencé par de nombreux sous-genres de la DnB.
Place ensuite à Magnetude, duo russo-anglais faisant partie des figures majeures actuelles de la neurofunk. Fondateurs du collectif Evolution Chamber, ils ont notamment joué au Let It Roll, à la PRSPCT XL ou encore au Creamfields. Leur set, avec MC D-Bro au micro, est une véritable vague d’énergie et de dopamine. Tracklist super efficace, transitions létales, ambiance maximale. Et on ne le dira jamais assez : “Falling” est un chef-d’œuvre.
A peine le temps de se remettre de ce set de feu, place à Zardonic. Actif depuis…2001, l’artiste vénézuélien a une carrière longue et prolifique derrière lui. Proche de Dieselboy, il a collaboré avec de très nombreux artistes – citons Counterstrike, Celldweller, The Qemists ou Code: Pandorum. Toujours accompagné sur scène de son iconique masque, Zardonic s’est produit dans au moins 40 pays autour du globe. Il est tout simplement l’un des pionniers du Rocktronic (la fusion du metal et de la musique électronique, souvent la bass music). Pour Drum & Beer, c’était un véritable tour de force de l’avoir. Et son set était à la hauteur de sa réputation : lourd, puissant, métallique. Idéal pour un lieu comme la Fabriek. Au terme d’une prestation d’1h30, où il aura mélangé neurofunk, midtempo, drumstep et autres styles plus rapides, Zardonic aura mis tout le monde d’accord.
Nous avions prévu de partir sur le coup de 4 heures du matin, mais la vibe de la soirée ainsi que la musique nous ont motivé à rester jusqu’à la fin. Nous n’avons pas eu tort : les sets de Whyam’me et du Drum & Beer Crew étaient vraiment bons.



Des soirées comme celle-là à Bruxelles, on ne demande que ça !
Nous ne pouvons que remercier Drum & Beer pour l’invitation, et les féliciter pour cette super soirée. Tout était au top : les sets, les visuels – mention spéciale à ce VJ des oeuvres de B3nrichard et Groovebox – , le son, les gens, l’accueil de la part du crew…
On souhaite à l’organisation de pouvoir refaire des évènements de cette ampleur, toujours avec la même passion qui se fait vraiment ressentir. Le public Bass Music de Bruxelles ne demande que des soirées de ce genre, et ça s’est vu !
N’hésitez pas à suivre Drum & Beer sur les réseaux pour leur donner de la force.
